Axes de Recherche

Les travaux de notre équipe concernent des récepteurs de messagers impliqués dans la progression tumorale : les facteurs de croissance de la famille de l’EGF et les neuropeptides de la famille du VIP.

Les quatre récepteurs à activité tyrosine kinase de la famille EGFR/ErbB activent, en réponse à des signaux extracellulaires, des voies de signalisation cytoplasmiques (MAPK, PI3K) régulant l’expression de gènes impliqués dans le développement, la prolifération et la différenciation cellulaire. La surexpression de ces récepteurs ou de leurs ligands, ou encore l’apparition de mutations dans le domaine kinase, sont impliquées dans le développement et la progression de nombreux types de cancers chez l’homme (sein, colon, prostate..).

Les neuropeptides sont des molécules généralement libérées par des neurones des systèmes nerveux central et périphérique et qui agissent comme hormones, facteurs de croissance, neurotransmetteurs ou neuromodulateurs. Ils se lient à trois récepteurs membranaires de la famille des récepteurs couplés aux protéines G, appelés VPAC1, VPAC2 et PAC1. Ces récepteurs et/ou leurs ligands (VIP/PACAP) sont exprimés dans de nombreux types de cancers (poumon, prostate, colon, astrocytomes, glioblastomes) où ils participent à la progression tumorale.

Les récepteurs au VIP et ceux de la famille ErbB, sont connus pour être localisés à la membrane plasmique. Ils constituent ainsi des cibles thérapeutiques privilégiées et de nombreuses stratégies anticancéreuses visent à inactiver ces récepteurs en bloquant l’activation par le ligand au niveau des domaines extracellulaires et/ou en inhibant les voies de signalisation associées.

Cependant, des mécanismes de résistances ont été mis en évidence et pourraient impliquer des formes nucléaires de ces récepteurs. Les quatre récepteurs ErbB ont été observés au niveau nucléaire, soit sous forme entière soit sous une forme tronquée et ceci dans de nombreux modèles de tumeurs (côlon, prostate). Dans le cas des récepteurs au VIP, quelques études ont montré leur présence dans les noyaux ou à la membrane nucléaire dans des lymphocytes mais aussi dans le cancer du sein et les adénocarcinomes du côlon.

Les travaux de recherche de notre équipe s’articulent sur quatre axes :

1) Gliomes, récepteurs de la famille ErbB et système VIP-récepteurs :

Les récepteurs de l’EGF (EGFR) sont surexprimés ou mutés dans 20 à 50% des glioblastomes (GBM). Le système VIP-récepteurs régule l’expression et la transactivation de différents EGFR dans des cancers de la prostate, du sein et du poumon. Nous étudions cette régulation dans les GBM, et nous nous intéressons plus spécifiquement aux formes nucléaires du récepteur ErbB3 et des récepteurs du VIP.

2) Cancers de la prostate, ErbB3, système VIP-récepteurs et progression tumorale :

L’expression nucléaire d’ErB3 est associée à la progression des cancers de la prostate (CaP) mais les mécanismes sous-tendant ce processus ne sont pas connus. De même, le système VIP-récepteurs a un rôle oncogénique avéré dans les cancers de la prostate dans lesquels il participe à l’invasion. Nous analysons la transactivation des voies ErbB3 par le système VIP-récepteurs et son lien avec la progression tumorale.

3) Analyse comparative de la régulation par le système VIP-récepteurs de la migration cellulaire dans les CaP et les GBM.

Dans les CaP, le système VIP-récepteurs induit la migration alors qu’il l’inhibe dans les cellules de GBM. Par une analyse transcriptomique nous recherchons l’expression de gènes impliqués dans ces réponses opposées.

4) Au travers de collaborations, nous développons des prodrogues ciblant des voies de signalisation du cancer et nous isolons de nouvelles molécules à potentialité anti-cancéreuses à partir de plantes.

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